Bouger, une urgence

Bouger, une urgence


L’inactivité physique est une cause majeure de mortalité dans le monde.
Changer les comportements et prévenir les maladies chroniques
Des enfants de moins en moins actifs
Une condition physique qui se dégrade

L’inactivité physique est une cause majeure de mortalité dans le monde.

Les évolutions de la société au cours des dernières années ont engendré des styles de vie plus sédentaires et une consommation de nourriture plus riche en calories. Or le manque d’activité physique est, avec les mauvaises habitudes alimentaires et le tabagisme, un facteur de risques de nombreuses maladies chroniques aux conséquences désastreuses : pathologies cardiovasculaires, diabète, hypertension artérielle, hyperlipidémies, problèmes respiratoires, musculosquelettiques ou psychologiques, certains cancers.

Au total, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 17 millions de personnes sont victimes de ces maladies chroniques chaque année dans le mondei, dont 2 millions du fait de la seule sédentarité.

Changer les comportements et prévenir les maladies chroniques

Pour la plupart, ces maladies sont évitables : Une activité physique régulière, associée à une alimentation équilibrée, est un moyen de prévention efficace.
Face au constat dramatique en termes de santé publique, et prenant en compte la possibilité d’éviter ces maladies, de nombreuses initiatives ont été prises à travers le monde, notamment par les pouvoirs publics relayés par différents acteurs locaux.
Ces initiatives agissent à 3 niveaux pour favoriser, au sein de la population, l’adoption de modes de vie sains et actifs :

  • informer les publics ;
  • modifier les comportements individuels ou collectifs ;
  • modifier les éléments de l’environnement.

« Bouge…, une priorité pour ta santé ! » est un programme de prévention primaire qui s’inscrit dans cette logique.




Exemples de quelques initiatives :

Organisation Mondiale de la Santé

  • Programme « Move for Health ! » (2002)

Union européenne

  • Réseau européen relatif à l'alimentation et à l'activité physique (2003)

  • Plate-forme d'action européenne sur l'alimentation, l'activité physique et la santé

  • 2ème programme d'action dans le domaine de la santé publique (2008-2010)

Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (France)

  • Programme national nutrition santé (I et II, 2001-2010)

  • Programme « Faites du sport » (2006)

  • Expertise collective INSERM « Activité physique : contexte et effets sur la santé » (2008)

  • Commission « Prévention, sport, santé » (2008)

Des enfants de moins en moins actifs

Urbanisation, mécanisation, développent des moyens de transport, de la télévision et de l'informatique conduisent les enfants d'aujourd'hui a être bien moins actifs que ceux de la génération précedente. 

Les enfants français sont moins actifs que les enfants européens :

  • La France est un des pays où la proportion des jeunes de 11 à 15 ans pratiquant au moins une heure d’activité physique quotidienne est la plus faible :
    • 13,5 % contre 20 % pour la moyenne internationale.
    • Seulement 11 % des filles et 25 % des garçons ont une activité physique conforme aux recommandations, ce qui situe la France en queue de peloton des pays européens.
    • En revanche, la France affiche de meilleurs résultats au niveau de la pratique d’une activité sportive (53,7 % des adolescents français en pratiquent au moins deux heures par semaine contre une moyenne de 51,8 % pour l’ensemble des pays participants)
  • Révélateur de la sédentarité, le temps moyen passé devant un écran (télévision, ordinateur, jeux vidéo) est de 5,5 heures par jour.
    • Ce temps est plus élevé chez les 13-15 ans et chez les garçons.
    • Regarder la télévision est l’activité sédentaire la plus fréquente : un jeune sur deux la regarde plus de 2 heures par jour, en particulier chez les 13-15 ans et les garçons.

Les garçons ont une activité physique plus importante que les filles. Cette différence apparaît dès l’âge de 4 ans, se retrouve à 9-10 ans et persiste à l’adolescence. Non seulement les filles diminuent ensuite leur activité avec l’âge, mais cette diminution s’accompagne d’une baisse de l’intensité de ladite activité.

Le niveau d’activité physique dépend de l’environnement familial :

  • Il est inversement proportionnel au niveau d’éducation et de revenus des parents.
  • Les adolescents dont les parents sont sportifs font plus souvent du sport que les autres adolescents.

Une condition physique qui se dégrade

La diminution des activités physiques et sportives des enfants a un effet direct sur leur condition physique :

  • Il a été mis en évidence une diminution notable des performances des enfants et adolescents de 6 à 19 ans, au cours des dernières années, sur des tests de courseiii.
  • La capacité aérobie des enfants et des adolescents a diminué de 0,43 % par an en France entre 1981 et 2001, et de 8,6 % sur 20 ans dans onze pays ayant participé à l’étude (études portant sur un échantillon de 130 000 enfants et adolescents âgés de 6 à 19 ans).
     

Dans une course opposant deux enfants de 10 ans de deux époques différentes (1984 et 2004), l’enfant de1984 courrait huit pour cent plus vite que celui de 2004. Il passerait donc la ligne d’arrivée loin devant son adversaire de 2004.